Mes épreuves

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IV c – Définition des épreuves
Baccalauréat professionnel spécialité Accompagnement, soins et services à la personne Conception d’action(s) d’éducation à la santé
Conception d’action(s) d’éducation à la santé
Epreuve E2
U 2 – Bloc 4
Coefficient 4
Finalités de l’épreuve
Elle permet :
    – d’évaluer les compétences mises en œuvre lors de la conduite d’une action d’éducation à la santé ;
    – de vérifier l’exactitude des connaissances et l’aptitude à les mobiliser dans un contexte donné ;
    – d’évaluer la capacité d’analyse et de réflexion.
Compétences évaluées
L’épreuve porte sur les compétences suivantes :
4.1. Analyser les besoins d’un public dans un contexte donné
4.2. Concevoir une action d’éducation à la santé
4.3. Mettre en œuvre et évaluer l’action d’éducation à la santé
L’épreuve s’appuie sur les savoirs associés relatifs à l’unité U2 (bloc 4).
Modalités d’évaluation
A partir d’un contexte professionnel donné et d’un dossier technique, le candidat doit :
    – identifier des besoins sur des aspects simples de santé à partir de données et/ou concevoir ou proposer un outil de recueil de besoins ;
    – argumenter le choix d’une thématique d’action d’éducation à la santé en adéquation avec les besoins repérés et le public concerné ;
    – proposer une ou des actions à mettre en place ;
    – concevoir une action (objectifs, modalités, lieu, partenariats…) ;
    – justifier le choix d’un support ou concevoir une maquette de support pour l’action retenue ;
    – proposer la ou les techniques d’animation retenue(s) pour la réalisation de l’action ;
    – analyser un bilan de l’action menée ou rédiger un bilan à partir d’éléments fournis et proposer des mesures correctives le cas échéant.
Forme de l’évaluation
Ponctuelle : écrite – Durée : 4 heures
Le sujet fourni au candidat est accompagné d’un dossier technique, de 20 pages maximum. 
Ce dossier peut comporter des documents variés : données épidémiologiques, informations sur les publics identifiés, résultats d’enquêtes, supports d’animation, bilan d’actions ou autres supports sur lesquels le candidat pourra prendre appui. Le sujet comporte également des questions de savoirs associés en lien avec le contexte professionnel donné et la thématique de l’action d’éducation à la santé. Les limites de connaissances sont celles du référentiel. 
Accompagnement de la personne dans une approche globale et individualisée
Sous-épreuve – E31
Unité 31 – Bloc 1
Coefficient 4
Finalité de la sous-épreuve
Elle permet :
    – d’évaluer les compétences mises en œuvre lors de la participation à la réalisation d’un projet individualisé prenant appui sur une période de formation en milieu professionnel ;
    – de vérifier l’exactitude des connaissances et l’aptitude à les mobiliser dans un contexte donné ; – d’évaluer la capacité d’analyse et de réflexion.
Compétences évaluées
La sous-épreuve porte sur tout ou partie des compétences suivantes :
1.0. Adopter une posture professionnelle adaptée
1.1. Accueillir, communiquer avec la personne, sa famille, son entourage
1.2. Participer à la conception, au suivi, à la mise en œuvre et à l’évaluation du projet individualisé, du projet de vie en lien avec l’équipe pluriprofessionnelle
1.3. Concevoir et mettre en œuvre des activités d’acquisition ou de maintien de l’autonomie et de la vie sociale, pour une personne ou un groupe
La sous-épreuve s’appuie sur les savoirs associés de l’unité 31 (bloc 1).
Modalités d’évaluation
La sous-épreuve doit permettre de vérifier que le candidat est capable :
 – d’identifier, recueillir et analyser les besoins et attentes de la personne, de sa famille ou de son entourage ;                                                                                                                                                     – de présenter et justifier la conception, le suivi, la mise en œuvre et l’évaluation du projet individualisé ;                                                                                                                                                       – de décrire des activités d’acquisition ou de maintien de l’autonomie et de la vie sociale en adéquation avec les besoins répertoriés et en lien avec le secteur professionnel concerné ;             – de se placer dans une posture professionnelle, dans le respect de ses limites de compétences.
La sous-épreuve se déroule en année de terminale. Elle prend appui sur un dossier élaboré par le candidat au cours d’une période de formation en milieu professionnel (PFMP) ou lors d’une activité professionnelle d’une durée minimale de quatre semaines.
La PFMP ou l’activité professionnelle est effectuée obligatoirement dans des services ou structures suivants : 
– établissements de santé, structures médicosociales, école élémentaire auprès d’enfant(s) en situation de handicap, structures ou services d’accompagnement de la personne en situation de handicap ;
– services de soins ou d’aide à domicile.
Le dossier, de 10 à 15 pages, annexes non comprises, est rédigé à l’aide d’un traitement de texte. Il présente : 
– le contexte professionnel ;
– la personne concernée par le projet individualisé, le projet de vie dans le respect de la confidentialité ;
– l’analyse de ses besoins, de ses attentes ;
– les objectifs du projet individualisé ou projet de vie proposé ;
– au maximum, deux actions/activités retenues et mises en œuvre par le candidat et leur justification dans le cadre de ce projet ;
– l’évaluation des actions/activités mises en œuvre.
Contrôle en cours de formation : Durée 45 min
Le contrôle en cours de formation s’appuie sur une situation d’évaluation organisée en centre de formation.
Cette situation porte sur la présentation du dossier rédigé par le candidat, suivie d’un entretien conduit par un professeur de la spécialité et un professionnel dans la mesure du possible ou deux professeurs de la spécialité.
L’évaluation prend appui sur un dossier élaboré individuellement par le candidat au cours d’une période d’activité professionnelle ou une période de formation en milieu professionnel correspondant à la finalité de l’épreuve.
Le dossier est obligatoirement accompagné d’un document attestant une activité professionnelle ou la durée de PFMP requise pour l’épreuve, ainsi que d’une fiche d’appréciation renseignée par le responsable de la structure.
Le dossier produit par le candidat sera déposé à une date fixée par le recteur. Ce dossier est lu en amont par les membres du jury.
L’épreuve s’organise en deux temps :
– la présentation du dossier par le candidat, à l’aide d’un support numérique (15 minutes maximum) ;
– un entretien avec les membres de la commission d’évaluation (30 minutes). Au cours de cet entretien, le candidat est amené à justifier et à approfondir les éléments présentés dans le dossier.
L’entretien permet également de vérifier la maîtrise des savoirs associés relatifs au bloc 1, en lien avec le dossier et la présentation.
En l’absence du dossier et des documents exigés ou en cas de retard lors de leur remise, le candidat ne peut être interrogé et la note « 0 » sera attribuée à cette sous-épreuve.
Ce dossier est lu en amont par les membres du jury.
La proposition de note portée par la commission d’évaluation, résulte :
– de l’évaluation du dossier écrit sur 20 points (note arrêtée avant l’audition du candidat) ;
– de la présentation orale du projet sur 20 points ;
– de l’entretien sur 40 points.
L’évaluation s’appuie sur des critères mentionnés sur un document élaboré à partir du référentiel et validé par l’IEN de la spécialité (Sciences biologiques, sciences sociales appliquées)
Soins d’hygiène, de confort et de sécurité
Sous-épreuve E32
U32 – bloc 2
Coefficient 4
Finalité de la sous-épreuve
Elle permet d’évaluer les compétences mises en œuvre en milieu professionnel lors de soins d’hygiène, de confort et de sécurité auprès de personnes adultes non autonomes, de distribution de repas ou de collations, d’accompagnement.
Compétences évaluées
Elle porte sur tout ou partie des compétences du bloc 2 :
2.1. Réaliser les activités liées à l’hygiène, au confort de la personne et à la sécurisation
2.2. Surveiller l’état de santé de la personne et intervenir en conséquence
2.3. Assurer l’hygiène de l’environnement proche de la personne et veiller au bon état de fonctionnement du lit, des aides techniques, des dispositifs médicaux dans l’environnement de la personne
2.4. Distribuer des repas équilibrés conformes aux besoins de la personne, installer la personne et accompagner la prise des repas
La sous-épreuve s’appuie sur l’ensemble des savoirs associés relevant de l’unité U32 (bloc 2).
Formes de l’évaluation
Contrôle en cours de formation
Le contrôle en cours de formation a lieu au cours d’une période de formation en milieu professionnel auprès d’adultes non autonomes, dans un établissement sanitaire ou médicosocial, dans un service d’hospitalisation à domicile ou de soins infirmiers à domicile. Cette période, d’une durée d’au moins quatre semaines, a lieu au cours de la classe de terminale.
L’évaluation est réalisée par le tuteur sur l’ensemble de la période de formation en milieu professionnel, elle porte sur des activités :
– de soins d’hygiène et de confort auprès d’une personne adulte non autonome ;
– d’accompagnement à la mobilité ;
– de service de collations et de distribution des repas ;
– de surveillance de l’état de santé ;
– de maintien de l’hygiène de l’environnement de la personne.
En fin de PFMP, un bilan portant sur l’ensemble des activités réalisées est mené par le tuteur et le professeur de spécialité. Ce bilan est complété par :
– la présentation du raisonnement clinique concernant une personne dont l’élève aura pris soin durant la PFMP (10 minutes) ;
– l’interrogation de savoirs associés mobilisés dans la prise en soins de la personne et relevant de l’unité U31 (10 minutes).
L’évaluation s’appuie sur des critères mentionnés sur un document élaboré à partir du référentiel et validé par l’IEN de la spécialité (Sciences biologiques, sciences sociales appliquées).
La proposition de note de l’évaluation en milieu professionnel est établie conjointement par le tuteur et un professeur ou formateur de la spécialité.
Travail et communication en équipe pluriprofessionnelle
Sous-épreuve – E33
Unité 33 – Bloc 3
Coefficient 4
Finalité de la sous-épreuve
Elle permet d’évaluer les compétences mises en œuvre en milieu professionnel lors d’activités réalisées en équipe pluriprofessionnelle.
Compétences évaluées
La sous-épreuve porte sur tout ou partie des compétences suivantes :
3.1. Gérer ses activités en inter agissant avec l’équipe pluriprofessionnelle, dans une posture professionnelle adaptée
3.2. Traiter et transmettre des informations en intégrant les différents outils numériques
3.3. Participer à la démarche qualité et à la prévention des risques professionnels
3.4. Coordonner et conduire une équipe de bio nettoyage
3.5. Participer à l’accueil, à l’encadrement et à la formation de stagiaires, à l’accueil des nouveaux agents, des bénévoles
La sous-épreuve s’appuie sur les savoirs associés relevant de l’unité U33 du bloc 3.
Contrôle en cours de formation
Le contrôle en cours de formation comporte deux situations d’évaluation : l’une se déroule en centre de formation, l’autre évaluation a lieu au cours d’une période de formation en milieu professionnel.
Les deux situations sont d’égale valeur.
– évaluation en centre de formation (40 points)
La situation d’évaluation se déroule en fin d’année de première ou en terminale.
Elle prend appui sur un dossier élaboré par le candidat au cours d’une période de formation en milieu professionnel (PFMP).
La PFMP est effectuée obligatoirement dans des services ou structures suivants :
– établissements de santé, structures médicosociales, structures ou services d’accompagnement de la personne en situation de handicap ;
– services d’aide à domicile.
Cette situation permet d’évaluer tout ou partie des compétences suivantes :
3.3. Participer à la démarche qualité et à la prévention des risques professionnels
3.3.1. Participer à la mise en œuvre de la démarche qualité définie dans la structure
3.3.2. Repérer des anomalies, des dysfonctionnements, des évènements indésirables dans les activités menées
3.3.3. Compléter une fiche d’événement indésirable
3.3.4. Participer au suivi des actions correctives suite aux anomalies, aux dysfonctionnements, aux événements indésirables
3.4. Coordonner et conduire une équipe de bio nettoyage.
Le dossier de 6 à 8 pages, annexes non comprises est rédigé à l’aide d’un traitement de texte et présente des activités relatives à :
– un dysfonctionnement (origine, modalités de signalement à illustrer par un document professionnel, conséquences possibles, proposition d’actions correctives) ;
– l’équipe de bionettoyage observée (rôle et compétences de chacun, mode de communication utilisé, mode d’animation utilisé, planning d’activités en précisant les critères pris en compte, les points de vigilance, exemples d’actions dans un plan de formation).
Le dossier fait l’objet d’une lecture par les professeurs de spécialité qui rédigent trois questions de savoirs associés relatifs au bloc 3 et en lien avec le contenu du dossier.
Le candidat sera amené à répondre à ces questions, par écrit, sur un temps fixé par l’équipe pédagogique (maximum 30 minutes).
Le dossier est obligatoirement accompagné d’un document attestant la durée de PFMP (ou d’activités professionnelles pour les apprentis) requise pour cette épreuve, ainsi que d’une fiche d’appréciation renseignée par le responsable de la structure.
En l’absence du dossier et des documents exigés, le candidat ne peut être interrogé et la note 0 sera attribuée à cette situation.
La note de cette situation d’évaluation résulte :
– de la rédaction du dossier sur 25 points ;
– des éléments de réponse aux questions de savoirs associés sur 15 points.
– situation d’évaluation en milieu professionnel
Cette situation permet d’évaluer tout ou partie des compétences suivantes :
3.1. Gérer ses activités en inter agissant avec l’équipe pluriprofessionnelle, dans une posture professionnelle adaptée
3.2. Traiter et transmettre des informations en intégrant les différents outils numériques
3.3. Participer à la démarche qualité et à la prévention des risques professionnels
                                                            
3.3.5. Participer à la mise en œuvre de la politique de prévention des infections associées aux soins 
3.3.6. Participer à la mise en œuvre d’une démarche de prévention des risques professionnels
3.3.7. Contribuer à l’évaluation de nouveaux matériels et équipements                                                                                                                3.5. Participer à l’accueil, à l’encadrement et à la formation de stagiaires, à l’accueil des nouveaux agents, des bénévoles.
En fin de PFMP, un bilan portant sur l’ensemble des activités réalisées et des compétences mobilisées est mené par le tuteur et le professeur de spécialité. L’entretien avec le candidat permet également de vérifier la maîtrise des savoirs associés relatifs au bloc 3.
La proposition de note de l’évaluation en milieu professionnel est établie conjointement par le tuteur et un professeur de la spécialité.
L’évaluation s’appuie sur des critères mentionnés sur un document élaboré à partir du référentiel et validé par l’IEN de la spécialité (Sciences biologiques, sciences sociales appliquées)
L’évaluation s’appuie sur des critères mentionnés sur un document élaboré à partir du référentiel et validé par l’IEN de la spécialité (Sciences biologiques, sciences sociales appliquées) 
1. Définition de la réalisation d’un projet
En milieu professionnel, l’organisation du travail « en mode projet » constitue aujourd’hui une forme et une méthode courante de gestion des activités. Structurée autour d’une démarche, d’un besoin, d’une demande interne ou externe, cette organisation permet de conduire l’activité ou les activités à partir :
  • d’une analyse de situation ;
  • de la formalisation de la démarche à mener ;
  • d’une planification et d’un suivi de sa réalisation ;
  • de l’identification des moyens et ressources attribués ;
  • d’un travail en équipe ou de la prise en compte des interactions avec d’autres acteurs ;
  • de sa contribution individuelle identifiée dans un collectif de travail.
En lycée professionnel, les méthodes d’enseignement ont depuis longtemps intégré la pédagogie de projet, que ce soit dans le cadre d’enseignements disciplinaires, par la mise en place de projets pluridisciplinaires à caractère professionnel ou encore par la réalisation d’un « chef-d’œuvre ». La réforme des lycées professionnels et la réorganisation du cursus de baccalauréat professionnel prolongent ces démarches fondées sur la pédagogie de projet considérant qu’elle permet de soutenir la réussite des élèves/apprentis dans :
  • leur parcours de formation au lycée, ce type de démarche étant particulièrement impliquante et motivante ;
  • une insertion professionnelle immédiate ou après une poursuite d’études ;
  • leur évolution professionnelle une fois en emploi.
La réalisation de projet telle qu’introduite dans le cursus de baccalauréat professionnel permet ainsi de structurer les apprentissages autour de trois points clés :
  1. un objet mobilisateur ;
  2. une démarche à la fois individuelle et collective et accompagnée ;
  3. la construction de repères et de compétences, notamment méthodologiques, permettant de s’assurer de la compréhension de l’activité conduite et de sa transférabilité dans d’autres contextes, en particulier professionnels.
Ainsi, si cette réalisation peut mobiliser un ou plusieurs enseignements dans une démarche pluridisciplinaire et/ou viser une réalisation significative du métier vers lequel l’élève ou l’apprenti s’engage ; toute démarche proposée dans le cadre de la réalisation d’un projet doit intégrer des retours réguliers pour les élèves et les apprentis sur l’expérience vécue et la manière d’agir ou de faire, dans le but de construire ces repères et compétences méthodologiques.
Par ailleurs, inscrit dans le cadre de la préparation du baccalauréat professionnel dès la classe de première, le projet est choisi au regard des programmes et du référentiel de la spécialité du baccalauréat professionnel préparé.
Il s’appuie donc sur les connaissances et compétences travaillées tout au long du cursus.
Enfin, la réalisation du projet permet à l’élève ou à l’apprenti de développer des compétences transversales psycho-sociales, dont :
  • des compétences sociales : situer son action dans un collectif et travailler en équipe, communiquer efficacement, résoudre des conflits de façon constructive, demander de l’aide, développer des attitudes et comportements tournés vers autrui, être capable d’assertivité et de refus ;
  • des compétences cognitives : mieux se connaitre, atteindre ses objectifs, résoudre les problèmes de façon créative ;
  • des compétences émotionnelles : réguler son stress au quotidien, faire face.
Une attention particulière est portée à l’explicitation de ces compétences acquises dans l’optique du développement de la confiance en soi du lycéen ou de l’apprenti et de la consolidation de son parcours.
Les projets proposés aux jeunes sont réfléchis collectivement en équipe pédagogique, discutés avec les élèves et connus de chacun. En effet, même si la réalisation de projet inscrite à la grille horaire est confiée à un seul professeur ou deux professeurs de la classe, sur la base des organisations de chaque établissement, la réalisation du projet permet de mettre en synergie plusieurs enseignements   du cycle de formation : chaque professeur peut ainsi, dans le cadre de son enseignement, faire référence à sa place occupée dans le projet par ses contenus et objectifs disciplinaires. Le projet intègre en outre des enjeux économiques, sociaux, écologiques ou numériques significatifs de la filière de métiers concernée.
Le projet peut avoir une dimension collective dans laquelle une part individuelle est prise en charge par l’élève ou l’apprenti ou bien il peut être conduit individuellement.
L’aboutissement d’un projet peut être matériel ou immatériel.
Il peut prendre des formes très diverses. À titre d’exemple, il peut s’agir de préparer un concours de type Worldskills, il peut consister à organiser une exposition, un festival culturel interne à l’établissement, à monter un spectacle mobilisant des compétences professionnelles du métier préparé, à créer un jeu sérieux autour d’enjeux de santé et sécurité au travail, à créer un jardin partagé pour enfants et personnes âgées, etc.
L’ouverture en direction des différentes entités de l’établissement, du réseau d’entreprises locales, des ressources associatives du terrain ou encore vers d’autres pays peut constituer un appui pour la définition et la réalisation du projet et peut lui donner une dimension citoyenne.
Ainsi, la réalisation d’un projet est une démarche pédagogique qui permet d’apprendre en impliquant l’élève dans une démarche motivante et inductive qui lui propose de devenir acteur de la démarche pour atteindre un objectif.
Cette démarche permet aux équipes de travailler avec les élèves à la construction de compétences d’analyse, de travail en équipe. Elle permet également le croisement de différentes disciplines de manière contextualisée en lien avec les enseignements de leur cursus. La conduite du projet permet également de développer des compétences d’autonomie, d’analyse, ainsi que la confiance en soi des élèves en mettant en évidence les atouts dont ils disposent pour réussir. 
2. Émergence et suivi de la réalisation du projet
La réalisation du projet doit être liée à la spécialité du baccalauréat professionnel ainsi qu’articulée avec les modalités de suivi et les critères d’évaluation que les textes prévoient de lui appliquer.
Aussi, l’équipe pédagogique réfléchit à la définition de projets en lien avec les programmes, le référentiel et la progressivité des enseignements qu’elle propose.
Le projet est également discuté avec l’élève ou l’apprenti en termes de choix du projet, de place dans le cycle et dans la filière de formation.
Un travail est mené pour que le jeune prenne conscience de l’intérêt de la démarche de réalisation de projet dans son insertion future.
Pour le rendre actif sur ce point, il peut lui être demandé d’observer ou d’interroger les professionnels de la filière sur cette question dans le cadre notamment des périodes de formation en milieu professionnel.
C’est par la convergence de ces actions ou d’autres initiées dans chaque établissement que l’adhésion de chaque élève ou apprenti doit être recherchée.
Ainsi, l’équipe pédagogique collabore pour identifier des projets en tenant compte des ressources disponibles dans l’établissement ou le centre de formation, des possibilités partenariales offertes par le tissu local et des conditions du déroulement de l’épreuve.
La réalisation du projet au cours de chacune des deux années de formation peut donner lieu à des organisations pédagogiques diverses définies dans l’établissement : volume horaire dédié chaque semaine, par quinzaine, pouvant donner lieu à davantage d’heures durant certaines périodes de l’année pour tenir compte du projet, etc.
Quelle que soit l’organisation retenue, la réalisation du projet doit comporter des jalons temporels adaptés à l’année du cycle de formation, appréhendables par les élèves et qui permettent de structurer la réalisation (chaque mois, avant chaque période de congé, etc.). Elle peut comporter des réalisations intermédiaires, pensées comme des étapes de la professionnalisation de l’élève ou de l’apprenti pour lui permettre de présenter à l’examen une réalisation de projet ambitieuse pour le secteur professionnel visé. La réalisation du projet support de la présentation orale en fin de cycle doit s’inscrire dans une durée suffisante pour permettre à l’élève ou l’apprenti d’aborder l’évaluation certificative dans de bonnes conditions.
Le chef d’établissement ou le directeur du centre de formation s’assure que tous les jeunes sont engagés dans la réalisation d’un projet et que les conditions matérielles et financières de chaque projet en permettent la réalisation et l’évaluation.
3. Évaluation de la réalisation du projet
La réalisation du projet fait l’objet d’une évaluation prise en compte pour l’obtention du diplôme, sans être une unité constitutive de celui-ci.
Elle est évaluée selon deux modalités, combinées ou non selon l’établissement ou le centre de formation d’apprenti délivrant la formation :
  • une évaluation de la réalisation du projet menée tout au long des deux années de formation portée sur le bulletin de notes, permettant d’enregistrer la note figurant au livret scolaire (candidat élève) ou au livret de formation (candidat apprenti) en fin de première et en fin de de terminale professionnelles ;
  • une présentation orale terminale.
Il est à noter que l’évaluation porte sur la démarche entreprise par le candidat et les actions qu’il a mises en œuvre et non sur le livrable.
La modalité d’évaluation diffère selon que l’élève ou l’apprenti est inscrit dans un établissement d’enseignement public, placé sous contrat avec l’État, ou un centre de formation d’apprentis (CFA) habilité à pratiquer le contrôle en cours de formation (CCF) d’une part, ou dans un établissement d’enseignement privé hors contrat ou un CFA non habilité à pratiquer le CCF, d’autre part.
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